Cash positif mais compte bancaire serré : comment c'est possible ?
Tu regardes tes états financiers. Le bénéfice est là. Les contrats avancent. Et pourtant, quand tu regardes ton compte de banque, c'est serré.
Tu n'as pas l'impression de mal gérer. Mais quelque chose ne balance pas.
Ce n'est pas une erreur de chiffres.
C'est une question de synchronisation.
Ce que les états financiers ne te disent pas
Les états financiers mesurent la rentabilité, pas le cash.
Un projet peut être rentable sur papier et te coûter du cash pendant des mois avant que tu voies un sou.
En construction, c'est encore plus marqué. Tu paies tes sous-traitants, ta main-d'œuvre et tes matériaux pendant que le chantier avance. La facturation, elle, suit un calendrier qui n'est pas toujours aligné avec ces sorties-là.
Le résultat : tu es profitable. Mais tu manques de liquidités.
Le vrai coupable : le décalage
Entre le moment où tu dépenses et le moment où tu encaisses, il se passe du temps.
Parfois 30 jours. Parfois 90. Parfois plus, si les retenues entrent en jeu.
Pendant ce temps, la masse salariale ne attend pas. Les fournisseurs non plus. Les charges fixes continuent de sortir, que les chèques de tes clients soient arrivés ou non.
C'est ce décalage-là qui crée la pression sur ton compte, même quand ton entreprise va bien.
Un exemple concret
Tu signes un contrat de 800 000 $. Belle affaire.
Tu mobilises ton équipe, tu commandes les matériaux, tu avances les coûts. Les premiers mois, tu dépenses.
La facturation suit l'avancement. Tu factures 30 %, puis 60 %, puis le solde moins la retenue. Les délais de paiement s'ajoutent.
Résultat : tu peux avoir 200 000 $ de bénéfice sur ce contrat et quand même avoir le compte serré pendant 4 mois.
Encore une fois, c'est un problème de timing.
Pourquoi ça empire quand tu grossis
Plus tu prends de contrats, plus tu avances de coûts, plus ton besoin en liquidités augmente.
Une entreprise qui passe de 3 M$ à 8 M$ de chiffre d'affaires ne voit pas son cash doubler en même temps.
Souvent, c'est l'inverse : la croissance aspire le cash avant que les encaissements suivent.
C'est là que beaucoup de dirigeants commencent à sentir que quelque chose ne fonctionne plus, sans savoir exactement quoi.
Ce qu'il faut suivre pour ne plus être pris par surprise
La rentabilité, c'est une chose.
La liquidité, c'en est une autre.
Les deux doivent être suivies séparément, avec des outils différents.
Un suivi de trésorerie à court terme te permet de voir, semaine par semaine, ce qui entre et ce qui sort.
Pas à la fin du mois quand c'est trop tard pour réagir. Maintenant, pendant que tu peux encore ajuster.
Ce n'est pas compliqué.
Mais ça prend une structure que beaucoup de PME en construction n'ont pas encore en place.
La vraie question
Est-ce que tu sais, en ce moment, ce que ton compte va ressembler dans 6 semaines ?
Si la réponse est non, ou si tu te fies à ton instinct plutôt qu'à un vrai suivi, c'est souvent là que le risque se cache.
C'est exactement ce genre de visibilité que je mets en place avec les dirigeants que j'accompagne : voir le cash avant qu'il devienne un problème, pas après.
→ Voir le diagnostic : www.resultatcpa.ca/diagnostic

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